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Une année décevante et triste, à tous les niveaux. Espérons que 2016 saura nous surprendre davantage et nous ragaillardir un peu plus, surtout avec la ribambelle de possibles grands films au programme : Les huit salopards (Quentin Tarantino), Elle (Paul Verhoeven), Ave, César (les frères Coen), The revenant (Alejandro González Iñárritu), Carol (Todd Haynes), Julieta (Pedro Almodóvar), 45 ans (Andrew Haigh), et surtout Malgré la nuit (Philippe Grandrieux), High rise (Ben Wheatley), The neon demon (Nicolas Winding Refn) et Triple 9 (John Hillcoat).
 

Top mou

2015 : Éclats mous, fiascos durs

1 / Trois souvenirs de ma jeunesse, ou comment Arnaud Despleschin ose un cinéma très littéraire, droit dans les yeux et quasi décalé, évoquant avec grâce et humour nos amours enfuis, nos rêves d’avant et nos craintes à l’idée de se perdre soi-même. [Lire la critique]

2 / Sicario confirme la redoutable maîtrise cinématographique de Denis Villeneuve qui signe là un thriller noir charbon plongeant au cœur des ténèbres (celles des hommes et des cartels mexicains), un bloc monumental d’un nihilisme tranquille. [Lire la critique]

3 / Macbeth, incroyable relecture de Shakespeare, âpre et sublimée, sur ce qu'il cherchait à dire sur le poison du pouvoir et les émois de la tyrannie. Une œuvre sombre comme une eau-forte, tellurique, magnétique, d’une beauté plastique sidérante. [Lire la critique]

4 / The duke of Burgundy, flânerie somptueuse dans la psyché tourmentée de deux femmes douloureusement amoureuses, nimbée d’un érotisme suranné où les désirs se mêlent à un sadomasochisme hyper fétichisé. [Lire la critique]

5 / Lost river, premier film de Ryan Gosling qui donne l’impression d’être foutraque, jamais construit, trop bouffé par ses influences, et en même temps ultra maîtrisé, tenu jusqu’au bout dans ses dimensions imaginaires et hallucinées, intimes jusqu’à la moelle. [Lire la critique]

2015 : Éclats mous, fiascos durs
2015 : Éclats mous, fiascos durs

1 / Fast and furious 7, c’est se confronter à son propre néant, à ses propres démons : d’où viens-je, qui suis-je, pourquoi regardè-je cette merde tout en étant conscient de le faire (vous avez deux heures) ? C’est faire aussi l’expérience de la souillure, totale. [Lire la critique]

2 / Big eyes, biopic faiblard de l’artiste peintre Margaret Keane qui ne lui rend ni grâce ni justice. C’est d’une platitude proprement abyssale (mise en scène, montage, dialogues…) avec une Amy Adams mollassonne et un Christoph Waltz agaçant. [Lire la critique]

3 / Victoria, ou la gloriole du plan-séquence érigée comme stratège esthétique. Vouloir filmer en continu, certes, sauf que Schipper fait du remplissage avec trop de séquences inutiles qui ne construisent rien, puisque vidées de vraie substance scénaristique. [Lire la critique]

4 / Mia madre, sans caractère, pas émouvant ni vraiment drôle, ne parvient jamais à s’extraire d’une sorte de naturalisme frustrant ne proposant qu’un morne état des choses, qu’un stricto sensu convenu, même dans ses rares embardées. [Lire la critique]

5 / Captives reprend tous les motifs habituels du cinéma d’Atom Egoyan, entassés dans une sorte de digest sans aucun relief, sinon celui de l’indigence. Après les échecs que furent Adoration et Chloé, Egoyan s’égare de nouveau dans les abîmes du rien. [Lire la critique]

2015 : Éclats mous, fiascos durs
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