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On s’était plaint de 2011 comme d’une année de cinéma pas terrible, la bonne blague quand même, parce que 2012 sera finalement encore moins terrible. Moins de vrais coups de cœur, moins de claques (deux 5 étoiles l'année dernière contre une seule cette année, et deux 4,5 étoiles contre une seule également), et une ribambelle de films réussis, mais jamais complètement transcendants, soit un classement fait presque par défaut (excepté pour Oslo et Week-end, deux chefs-d’œuvres d’émotions pures) avec des films interchangeables (70 vus cette année) que j’aurais, à la limite, pu classer dans n’importe quel ordre (sauf peut-être pour les quatre premiers, allez, soyons bon joueur).

Du bien en grosses tranches (mais pas du exceptionnel : Martha Marcy May Marlene, Elena, Les adieux à la reine, De rouille et d'os, Faust, Argo...) et du moyen à la louche (Millénium, La taupe, Bullhead, Tyrannosaur, Cosmopolis, Killer Joe...), et puis pas mal de déceptions et de navets aussi (Bellflower, Avengers, Prometheus, Rebelle, Main dans la main...). L’année avait pourtant pas mal commencé, mais c’était un piège parce que la suite allait venir tout saloper (avec, en mémoire, un festival de Cannes à l’agonie), pour finir par un soudain sursaut de dignité (Les invisibles, Cogan, Les hauts de Hurlevent). Espérons que 2013, qui s’ouvre en fanfare dès le 9 janvier (avec Paul Thomas Anderson, puis avec Tarantino ensuite, puis De Palma, Angelopoulos…), saura livrer des œuvres un peu plus percutantes et flamboyantes que celles de cette année.

Sinon, l’ami Chris m’a proposé d’élaborer, dans le plus grand secret, la programmation de son nouveau festival, exercice périlleux auquel je me suis livré de bonne grâce et qu’il est désormais possible d’admirer ici dans toute sa splendeur (festival auquel vous pouvez bien sûr participer si vous êtes courageux ou suicidaire ou stupide).


Plein les yeux

2012 : Oslo, 31 décembre

1 / Oslo, 31 août, film en équilibre, désossé et fragile comme tout, a la texture délicate d’un voile qui s’est sali, d’un sombre linceul. Joachim Trier et son acteur nous amènent loin, nous soulèvent au gré régulier de scènes magnifiques et d’une émotion qui laisse comme un souffle au cœur. [Lire la critique]

2 / Week-end nous emporte par le flot incessant de ses dialogues (subtils, drôles et savoureux), par la mélodie de ses rires, de ses murmures et de ses coups de gueule. Le film doit aussi beaucoup (énormément) à ses deux interprètes, confondants de naturel et d’ingénuité. [Lire la critique]

3 / Laurence anyways, tout en lyrisme et en fantaisie, sonnant et trébuchant, brille de mille feux (du strass, du gloss, du tralala), et dans ses flammes bigarrées, Xavier Dolan fait une nouvelle fois montre de son talent monstre, l’air de rien mais genre diva hipster quand même. [Lire la critique]

4 / Portrait au crépuscule, pas aimable, dégage pourtant quelque chose de vital, de puissant et de tragi-comique (on appellera ça l’ironie du désespoir). Le film, jamais conciliant, propose une farce grinçante de nos petites vies, de nos bassesses quotidiennes et de nos envies médiocres. [Lire la critique]

5 / Cogan - Killing them softly, ou comment Andrew Dominik a assimilé les codes du genre "gangster" pour en faire une œuvre bizarre, référencée évidemment (Tarantino dans ses meilleurs jours), mais en même temps à part, limite expérimentale quand ça lui prend. [Lire la critique]

2012 : Oslo, 31 décembre

6 / Perfect sense

7 / Kill list

8 / Les hauts de Hurlevent

9 / Holy motors

10 / Skyfall


Plein le cul

2012 : Oslo, 31 décembre

1 / Detachment n’est même pas mauvais, c’est pire : il est détestable et lamentable. Ça dégorge de clichés et de poncifs comme un caniveau refluant de la merde, c’est d’une atroce lourdeur et d’un pathétique si brillant que ça en devient inversement exceptionnel. [Lire la critique]

2 / Vous n’avez encore rien vu, espèce de work in progress désastreux, et à la fin si désastreux qu’il en devient extrêmement gênant (pour Resnais, pour les acteurs, pour le cinéma et pour le spectateur, flapi comme une serpillère). Resnais, 90 ans, deux claques, une piquouze et au lit. [Lire la critique]

3 / Camille redouble de Noémie Lvosky qui ne tire finalement pas grand-chose de son idée de délire temporel et générationnel piqué à Coppola, juste des atermoiements amoureux à n’en plus finir avec des copines habillées comme des pouilleuses et des rapports familiaux niais et sirupeux. [Lire la critique]

4 / The we and the I, soit 1h45 de rien. Gondry the frenchy part d’un souvenir de son adolescence parisienne pour en faire un objet filmique insignifiant, recommandable seulement (éventuellement ?) pour une poignée de skybloggeurs de 16 ans en quête d’auteur. [Lire la critique]

5 / Après mai, ou comment filmer l’exaltation de la jeunesse d’une façon obsolète et vieillotte (un comble). Si le film résonne comme une espèce d’œuvre-somme pour Assayas, il le fait davantage, pour le spectateur, comme un film qui a raté ses belles promesses. [Lire la critique]

2012 : Oslo, 31 décembre

6 / Hors les murs

7 / La part des anges

8 / The dark knight rises

9 / César doit mourir

10 / Amour


T'as la mémoire qui flanche ? 2009, 2010 et 2011 sur SEUIL CRITIQUE(S).

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