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Les ailes pourpres : le mystère des flamants

Intrigant et flamboyant (à l’image de ces majestueux flamants qui irradient la pellicule) dans sa première heure, le documentaire d’Aeberhard et de Ward finit cependant par décevoir, par lasser. À l’intensité des premières images, des premiers émerveillements et des premiers étonnements, succèdent un ennui poli, une redondance générale dans sa forme et sa thématique (raconter le cycle de la vie). C’est d’autant plus regrettable que les deux réalisateurs devaient avoir, à leur disposition, des kilomètres de rushs à exploiter, pour finalement les condenser en une heure et quart périclitant vers la neurasthénie. Le film a tout de même l’intelligence de ne pas seulement s’intéresser à la vie secrète des flamants, se passionnant aussi pour leur environnement géographique, celui du lac Natron (Tanzanie) et de ses influences climatiques, univers végétal et minéral impitoyable, mystérieux, grandiose (les images du volcan Ol Doinyo Lengaï sont saisissantes).

Ce sont également les commandements de la nature qui sont détaillés et montrés avec peu de ménagement, leur dureté qui prévaut, la loi du plus fort qui s’impose, sans remords et sans morale sinon celle d’une survie essentielle et primitive. Le commentaire, narré par Zabou Breitman, sait se faire relativement discret, moins didactique qu’il n’y paraît. Au demeurant, la puissance des images fait oublier tout ce qu’il pourrait y avoir de trop superflu (la musique par exemple) ou de trop secondaire. L’esthétisme fondamental, la beauté naturelle du lieu et des flamants, l’interaction magique entre les deux, cette osmose ancestrale, tout cela emporte, fascine, éblouit malgré un manque incontestable de tenue et de rythme dans la continuité.

Les ailes pourpres : le mystère des flamants
Tag(s) : #Documentaires

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