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Blood diamond

Il y a un an, Lord of war et The constant gardener sortaient en salles ; chacun, sous couvert d’un scénario-fiction mêlant aventures et politique, dévoilaient les magouilles et tueries perpétrées en Afrique par divers consortiums industriels (armement ou pharmaceutique) dans le but d'engranger le maximum de profits sur le dos de populations flouées et massacrées. Il y a eu aussi Le cauchemar de DarwinLes larmes du soleil, Hôtel Rwanda, Shooting dogs, tous évoquant et condamnant les divers génocides et tragédies survenus ces dernières années dans différents États africains. Aujourd’hui, c’est Blood diamond qui fustige l’exploitation occidentale des mines de diamants en Sierra Leone dans les années 90.

Le scénario mélange lui aussi les genres, récit de quêtes difficiles (celle d’un inestimable diamant, celle du scoop médiatique et celle de retrouvailles familiales) avec, en toile de fond, le drame des enfants soldats (il y en a 200 000 aujourd’hui), la dénonciation du trafic de pierres précieuses et leur part d’utilisation dans l’achat d’armes pour les milices rebelles, entre autres. De façon plutôt convenue, le film alterne scènes d’action très réalistes, exactions brutales et plages de dialogues "explicatifs” et autres discours porteurs sur la situation du monde en général et la situation vécue dans le film en particulier. Le film est bien interprété, bien mis en lumières, palpitant, brut de décoffrage, chargé et bancal, avec une fin un peu bête, mais le propos est forcément méritant, presque inattaquable. Le tour d’attraction proposé par Blood diamond méritait peut-être un bon resserrage scénaristique pour amener au premier plan (et de manière certaine) le discours humaniste de ses auteurs plutôt que le souvenir d’un honnête film d’aventures.

Blood diamond
Tag(s) : #Films

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