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MG dans ta face #2

Depuis la nuit des temps, la vie est faite de chiffres... C'est avec cette phrase sublime et solennelle que j'ouvre ma 2e rubrique sur ce blog qui souffle actuellement ses 3 bougies, une bise au patron. Octobre, c'est 2 160 000 secondes avec un film vu toutes les 7 200 minutes. Ma rubrique, c’est 642 signes ; l'équation est simple, presque aussi simple que l'algorithme qui précéda Facebook. Chronique en chiffres donc, ou comment prouver par A+B que le patron n'a pas toujours raison.

Ils sont 3, ils sont beaux, ils s'aiment à mort, enfin pas lui. Ou pas elle, ou pas lui. Cercle infernal de l'amour destructeur, film terriblement drôle et profondément triste. Grandiose. On pourrait en parler des heures, mais 51 mots suffisent pour dire que le 2e film de Dolan, Les amours imaginaires, est magnifique.

À cette époque, on baisait sans complexe, Noir Désir rythmait les boums d'ados et Simon Werner avait disparu. Teen movie 90’s à la française qui brasse du vent dans une construction alambiquée qui ne sert à rien, avec des filtres colorés donnant de l'épaisseur à un décor "plus belle la vie" et un gimmick musical assuré par Sonic Youth. Ce n’est pas terrible, assez fantasmagorique, vite oublié. 1er film plébiscité par les autres critiques, et seulement les autres. Simon Werner a disparu et au final, je m'en branle un peu comme de l’an 40.

Ce mois-ci, j'inaugure en fanfare la rubrique du pire film du mois avec Les petits mouchoirs, soit 8 potes en vacances, 1 pote qui crève sur son lit d'hôpital et 150 minutes interminables. À chialer tellement c'est nul, tellement ça va faire 3 000 000 entrées, tellement c'est à vomir de bons sentiments, tellement c'est rarement drôle et surtout pitoyable. À chialer tellement Marion Cotillard tient là son pire rôle, tellement Canet s'est vautré, et tellement on a envie de se moucher dans ces Petits mouchoirs jetables, whaou z’y va la répartie de ma-la-de [Note du patron : "MG, t’es viré, merci de ne plus traîner ici."].

On termine par le film des chiffres, celui qui va battre tous les records en dizaines et dizaines de milliards de dollars. The social network, The facebook, Facebook, qu’importe, épopée 3.0du nerd de la guerre Mark Zuckerberg et de son seul véritable ami perdu Eduardo Saverin et de son seul faux ami gagné Sean Parker. Plus loin que la création de Facebook, il y a le portrait en creux de notre système social mondial global ; Steve Jobs, Bill Gates, Mark Zuckerberg, ces pov’ types dominent le monde et ça, c'est kiffant. Après le mitigé Zodiac, après le mauvais Benjamin Button, Fincher revient au grand film. Justesse, intelligence, dialogues à la Kalachnikov, ou comment rendre bandante l'histoire du plus antipathique des connards.

Bonus : entre 1970 et 1990, sont nées 88 personnes portant le nom Jospin, 13 033 Mathieu, 4 Sarkozy, 65 085 Martin et 23 Benmahmoud, pourtant, dans Le nom des gens, il n'y a qu'une Bahia Benmahmoud, et pas brésilienne pour 2 sous. Le nom des gens, histoire de la rencontre entre Arthur Martin, français de base car bon, y'a plus d'un âne qui s'appelle Martin mais pas un seul qui vote Jospin, et l'unique Bahia Benmahmoud qui a décidé de baiser avec des fachos pour les convertir à sa cause gauchiste, juste au moment de l'orgasme, ce qui fait au moins 53% de français. Comédie populaire plutôt burnée qui s'amuse avec un paquet de clichés de façon audacieuse sans éviter quelques maladresses notoires. Malgré tout ça, on a envie de le défendre pour les scènes de la burqa, la Marseillaise, le mariage blanc, la panoplie Moulinex, Jospin collector et les canards morts. Sortie le 24 novembre.

On se retrouve dans 43 200 minutes. En attendant, on retourne voir Kaboom pour prouver que le patron n’a vraiment pas toujours raison [Note du patron : "MG, qu’est-ce que je t’ai dit ?"].


Publié par MG, celui qui a poké ta mère.

Tag(s) : #MG dans ta face

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