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Boulevard de la mort

Quentin Tarantino poursuit sa sempiternelle célébration du cinéma qu’il affectionne tant, mais au détriment cette fois du spectateur et d’un plaisir absolu. Les références et hommages incessants de ses films précédents fonctionnaient parce que Tarantino construisait également un langage cinématographique éblouissant grâce à une mise en scène, un montage, une photographie et une direction d’acteurs ad hoc. Boulevard de la mort, lui, donne la désagréable impression d’un film au rabais, d’un fond de tiroir poussiéreux, pire, d’avoir été fait avec les pieds (d’ailleurs souvent filmés) et ce, sans doute, pour rester dans l’esprit de ces oeuvres bis pour lesquelles il dresse ici un autel brinquebalant. 1h40 de conversations insipides entre filles (au bar, dans la voiture, à la supérette, au resto...), c'est extrêmement long sur 1h50 de film, les dix minutes restantes étant consacrées aux poursuites en voitures.

Parce que le film n’est que ça, ne vit que de ça, ne tourne en rond que pour ça : des filles qui parlent pour ne rien dire jusqu'à la commotion cérébrale et l'encéphalogramme plat. La forme pourrait rattraper le fond, qu’il y ait au moins quelque chose à quoi s’intéresser ; là aussi, énorme déception, la mise en scène est morne, la photographie laide, le montage terne. L’échec est sans appel, il n’y a rien à sauver du film, rien à en garder, il n’existe que pour lui et pour personne d’autre, c’est une coquille vide, artificielle et pesante, un attrape-bobo épuisant.
 

Quentin Tarantino sur SEUIL CRITIQUE(S) : Pulp fictionInglourious basterdsDjango unchained, Les huit salopards.

Boulevard de la mort
Tag(s) : #Films

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